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Semaine canadienne de la démocratie

 

L'impact de l'éducation civique sur la participation électorale

Points clés

  • Des études réalisées au Canada, aux États-Unis et en Australie révèlent que l'éducation civique influence positivement les principaux facteurs associés à la participation électorale, comme les connaissances politiques, l'intérêt pour la politique, les attitudes, la participation civique et l'intention de voter.
  • En éducation civique, les méthodes et approches ont de l'importance. Au Canada, des recherches ont montré que le service communautaire, lorsqu'il est intégré à des cours d'éducation civique, peut avoir une plus grande influence sur la participation politique future que l'enseignement magistral. L'éducation civique devrait aussi prendre en compte les idées que les élèves se font de la politique au début du cours.
  • Des études internationales soulignent l'importance de l'apprentissage pratique par des simulations de gouvernement et d'autres activités, y compris des sorties éducatives et des visites de politiciens dans les classes.

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Pourquoi l'éducation civique?

L'éducation civique officielle en classe est le premier moyen par lequel les jeunes acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour participer à leur démocratie de façon éclairée et engagée. Le principal objectif de l'éducation civique est d'enseigner la culture civique, c'est-à-dire la compréhension des principes de base du gouvernement. Elle vise également à inculquer une connaissance de base des valeurs et des normes sociales de l'heure ainsi qu'une compréhension des droits et responsabilités fondamentaux (Print et coll. 2009). Des études ont indiqué que plus une personne connaît la politique et s'y intéresse, plus elle est susceptible de voter. Tout en améliorant ces variables, l'éducation civique peut favoriser des valeurs et attitudes qui encouragent la participation politique et renforcent la motivation à voter.

Le problème de la participation électorale chez les jeunes doit être traité par divers intervenants utilisant diverses méthodes et approches. Les recherches montrent cependant que l'éducation civique demeure une option stratégique importante. Le présent abrégé résume certaines des principales conclusions de la littérature concernant l'impact de l'éducation civique officielle au Canada et dans d'autres démocraties établies.

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Points à prendre en considération

Évaluer les répercussions de l'éducation civique sur la participation électorale n'est pas une mince tâche, pour plusieurs raisons. Ainsi, parce que les élèves qui suivent des cours d'éducation civique n'ont généralement pas l'âge de voter, les études fondées sur des questionnaires de sondage doivent utiliser l'intention de vote comme mesure de la participation électorale réelle. Peu de pays ou d'autorités régionales ayant rendu l'éducation civique obligatoire ont étudié son incidence au moyen d'études exhaustives prenant en compte d'autres facteurs. De plus, aucune analyse transnationale n'a été effectuée pour comparer les répercussions de programmes et approches précis à l'égard de l'éducation civique.

En l'absence d'études à grande échelle prenant en compte d'autres facteurs, il est tentant d'extrapoler l'incidence de l'éducation civique en comparant les données sur la participation électorale avant et après la mise en œuvre de programmes obligatoires. Cette approche comporte toutefois deux grands problèmes. D'abord, l'éducation civique peut avoir des effets individuels positifs dont les études globales ne font pas état. La diminution de la participation électorale chez les jeunes est un phénomène complexe, et d'autres facteurs sociaux peuvent réduire la motivation à voter. En outre, même si on observe une hausse globale de la participation à la suite de la mise en œuvre de programmes obligatoires d'éducation civique, la cause de cette hausse peut être totalement différente.

Étant donné ces difficultés, le mieux que nous pouvons faire pour évaluer l'impact de l'éducation civique consiste à analyser des études portant sur l'impact d'initiatives et de programmes précis sur divers indicateurs associés à la participation électorale. Plusieurs études ont examiné l'impact de l'éducation civique au Canada, aux États-Unis et dans d'autres démocraties avancées.

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Études canadiennes

Les chercheurs étudiant l'impact de l'éducation civique au Canada se heurtent à des difficultés supplémentaires. D'abord, puisque l'éducation est une responsabilité provinciale, il n'existe aucun programme national. Ensuite, si la plupart des provinces offrent des cours d'éducation civique sous une forme ou une autre, certaines le font dans le cadre d'un autre programme (p. ex. études sociales) et sur une base facultative. Enfin, l'éducation civique varie d'une province à l'autre sur plusieurs plans : contenu, approche, objectifs, durée, connaissances de base des enseignants et niveaux auxquels les cours se donnent.

Cela dit, plusieurs études nationales peuvent servir de base pour évaluer l'impact de l'éducation civique. L'un des principaux objectifs de tout programme d'éducation civique est d'accroître les connaissances politiques et l'intérêt pour la politique (ou l'attention politique). De façon générale, plusieurs études réalisées au Canada ont constaté une forte corrélation entre l'attention politique et la participation électorale des jeunes (Blais et Loewen 2011; Howe 2010; Élections Canada 2009; Gidengil et coll. 2005). Outre le déclin du sens du devoir civique, la relation positive entre l'attention politique et la participation électorale constitue l'une des observations les plus solides de la littérature. On peut en déduire qu'un programme d'éducation civique qui réussit à accroître l'attention politique est susceptible d'avoir un impact positif sur la participation électorale.

À l'échelle provinciale, l'Enquête sur la jeunesse de l'Université McGill menée en Ontario et au Québec a révélé que l'éducation civique peut accroître les connaissances politiques et l'intention de participer aux élections (Claes et Hooghe 2009)note 1. L'étude a permis de constater que l'éducation civique influence les connaissances politiques directement et indirectement en stimulant l'intérêt politique. Les mêmes effets directs et indirects sont observés dans l'intention de voter. Les cours d'éducation civique intégrant l'expérience pratique par l'intermédiaire du service communautaire ont un impact plus important sur l'intention de participer aux élections  que l'éducation civique basée sur un enseignement traditionnel. Une étude subséquente utilisant les mêmes données a révélé que les étudiants de minorités visibles et non visibles profitent également des cours d'éducation civique (Claes et coll. 2007).

Ciblée plus précisément sur l'Ontario, une étude utilisant les données d'Élections Canada sur le taux de participation par groupes d'âge soutient que l'introduction d'un cours obligatoire sur l'éducation civique en 2000 pour des élèves de dixième année n'a pas eu pour effet d'accroître la participation électorale des jeunes aux élections fédérales générales de 2004 et de 2006 (Milner 2009). Le cours a depuis été modifié, et il faudrait une étude plus poussée pour mesurer son incidence sur plusieurs années, tout en vérifiant d'autres facteurs.

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Importance des méthodes

Certaines recherches sur l'éducation civique mettent l'accent plus particulièrement sur les programmes et sur les méthodes d'enseignement. Ces études sont importantes dans la mesure où elles nous rappellent que l'impact de l'éducation civique est nécessairement lié au contenu des programmes et aux méthodes utilisées pour inculquer des notions civiques.

Chareka et Sears (2006), qui ont examiné de petits groupes de jeunes (14 à 25 ans) du Canada atlantique, ont trouvé que ceux-ci ne manquaient pas d'information de base sur les rouages du vote et qu'ils possédaient une compréhension assez avancée de la place du vote dans la gouvernance démocratique. La plupart de ces jeunes ont néanmoins indiqué qu'ils n'avaient pas voté ou n'en avaient pas l'intention en raison de diverses conceptions négatives de la politique. Selon Sears (2009), pour être efficace, l'éducation civique doit prendre comme point de départ l'idée que se font les élèves de la politique au début du cours (le cadre cognitif) et les amener à voir d'autres perspectives. Il s'agit donc de prendre en compte les connaissances préalables, d'axer l'enseignement sur la compréhension plutôt que sur la transmission de faits, et d'adapter le programme aux contextes particuliers.

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Matière à optimisme aux États-Unis

À la suite des travaux de Langston et Jennings (1968), le milieu universitaire américain a longtemps considéré l'éducation civique comme inefficace. À la fin des années 1990, une nouvelle vague d'universitaires, avec à sa tête Niemi et Junn (1998), a commencé à réévaluer l'impact de l'éducation civique sur les connaissances et la mobilisation politiques, et en est arrivée à des résultats plus positifs. À l'heure actuelle, l'éducation civique, ou son équivalent, est obligatoire dans les écoles secondaires de chacun des 50 États (Milner 2010).

Une étude récente de Bachner (2011), basée sur deux études longitudinales sur l'éducation nationale (National Education Longitudinal Studies), montre que les élèves qui suivent un cours d'un an sur le gouvernement américain/l'éducation civique sont de 3 à 6 points de pourcentage plus susceptibles de voter aux élections suivant la fin de leurs études secondaires que ceux qui ne reçoivent aucun enseignement civique. Parmi les élèves indiquant ne pas parler de politique avec leurs parents, le fait de suivre un tel cours est associé à une hausse de 7 à 11 points de pourcentage de la probabilité de voternote 2.

Une étude sur l'impact de Kids Voting USA – un organisme à but non lucratif fournissant du matériel d'éducation civique aux enseignants de la maternelle à la douzième année dans le contexte d'électionsnote 3 – a révélé que la participation au programme avait augmenté plusieurs variables associées au vote, comme l'attention aux nouvelles, les discussions politiques avec la famille et les amis, l'expression de ses opinions dans des conversations et le soutien à l'activisme non conventionnel (McDevitt et Kiousis, 2006)note 4. Cette étude souligne ainsi l'importance de l'éducation civique pratique (ou expérientielle) pour le renforcement des facteurs associés au vote des jeunes.

De même, une étude sur l'impact d'un programme supplémentaire d'éducation civique à Philadelphie, le programme Student Voices, a révélé des résultats bénéfiques pour ce qui est des facteurs associés au vote (Pasek et coll. 2008). Les élèves de Philadelphie doivent tous suivre des cours d'éducation civique pendant deux semestres. Student Voices a été mis en œuvre dans 26 écoles secondaires publiques en 2002-2003. Selon l'étude, les élèves suivant ce programme ont fait montre d'une plus grande autonomie en matière de participation politique, ce qui a entraîné un accroissement de l'attention politique ainsi qu'une meilleure connaissance des idées des candidats. Toutefois, ni les connaissances ni l'autonomie n'ont eu d'effets directs sur le vote, une fois vérifié le degré d'attention politiquenote 5. Néanmoins, les résultats amènent à penser qu'un programme supplémentaire d'éducation civique comme Student Voices peut faire augmenter la participation subséquente à la politique, en permettant d'enregistrer des gains à long terme sur le plan de l'autonomie politique et de l'habileté à utiliser les médias pour suivre les affaires gouvernementales et politiques.

Par ailleurs, une étude sur l'impact d'un programme d'éducation civique à Los Angeles mis au point par la Constitutional Rights Foundation, un organisme communautaire à but non lucratif, a également montré l'importance des méthodes d'enseignement (Kahne et coll. 2006). Le programme en question, CityWorks, offrait plusieurs activités expérientielles novatrices, dont des simulations de processus liés à l'administration d'une ville fictive, des réunions avec divers dirigeants communautaires et politiciens, et une activité d'apprentissage par le service dans le cadre de laquelle l'élève devait faire de la recherche et prendre des mesures sur un enjeu local de son choix. L'étude a révélé que les élèves qui avaient participé au programme dans le cadre d'un cours sur le gouvernement américain affichaient un niveau plus élevé d'engagement civique et politique que ceux qui n'y avaient pas participénote 6.

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Pratiques exemplaires à l'échelle internationale

Deux grandes études transnationales sur l'éducation civique ont été menées, mais ni l'une ni l'autre n'a mesuré les répercussions de l'éducation civique sur la participation électorale. La première – l'International Civic and Citizenship Education Study (ICCS) – a été réalisée par l'Association internationale pour l'évaluation du rendement scolaire en 1999, et une étude de suivi a été effectuée 10 ans plus tard en 2009.

L'étude de 1999 s'appuyait sur un sondage mené auprès de 140 000 élèves de 28 pays. Elle visait principalement à renforcer les fondements empiriques de l'éducation civique en fournissant de l'information sur les connaissances, les attitudes et les actions civiques des jeunes de 14 ans et des élèves du deuxième cycle du secondaire. L'étude a principalement révélé que deux variables associées aux résultats de l'éducation civique – la connaissance civique et l'intérêt politique – sont fortement corrélées à la participation électorale (Torney-Purta et coll. 2001).

L'ICCS de 2009 a été réalisée dans 38 pays auprès de plus de 140 000 élèves et 62 000 enseignants. Dans 21 des pays participants, le programme de formation générale comprenait une matière obligatoire liée à l'éducation civique. Les résultats complets n'ont pas encore été publiés, mais les résultats préliminaires laissent entrevoir que les connaissances civiques ont diminué considérablement dans 7 des 15 pays où l'éducation civique est obligatoire et qui avaient répondu aux questions sur les connaissances civiques en 1999 (Schulz et coll. 2010). Les auteurs notent qu'il n'est pas encore possible d'expliquer ce phénomène, mais rappellent que les connaissances civiques sont seulement un aspect de l'éducation civique.

La deuxième étude transnationale importante sur l'éducation civique, la CIVICED (Civic Education Study), est réalisée actuellement par l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (IDEA) et l'Université de Montréal. L'étude, qui s'appuie sur les questionnaires remplis par des spécialistes de l'éducation civique dans plus de 35 pays et qui prendra fin en 2012, vise à créer une base de données qui servira aux chercheurs, aux décideurs, aux éducateurs et aux universitaires des quatre coins du mondenote 7. Elle met en lumière, entre autres, l'importance de la formation des enseignants, qui est offerte dans seulement un peu plus d'un tiers des pays où les données sont disponibles.

Les pays scandinaves (Milner et coll. 2009) font exception et sont reconnus pour leurs bonnes pratiques en éducation civique. Les sorties éducatives et les simulations sont quelques-uns des principaux aspects du programme d'éducation civique en Suède et en Norvège. En Norvège, les élèves étudient les partis politiques et leurs programmes, rencontrent des politiciens, font des jeux de rôle, présentent le programme des partis en classe et participent à des simulations de comités parlementaires. En Suède, aux cours en classe s'ajoutent des simulations expérientielles, comme des activités de « ministre d'un jour » et des rencontres avec des conseillers municipaux. Bien qu'il soit difficile d'évaluer les effets de telles initiatives, Milner (2010; 2002) fait valoir qu'elles contribuent largement au développement de la culture civique en Scandinavie, où la participation électorale est élevée.note 8

L'éducation civique a aussi eu une incidence positive en Australie. L'étude sur les habitudes électorales des jeunes (Youth Electoral Study) a mis en lumière une différence notable dans l'intention de voter entre les élèves qui ont suivi un cours sur le gouvernement (62,5 %) et ceux qui n'en ont pas suivi (52 %) (Print 2009)note 9. L'Australie est aussi reconnue pour le rôle novateur que la Commission électorale a joué dans le soutien de l'éducation civique. La Commission gère entre autres un centre national d'éducation électorale à Canberra. Un employé à temps plein offre de la formation aux enseignants, et trois employés permanents (dont deux directeurs du scrutin) font de l'éducation populaire sur demande dans les écoles de chacune des 150 circonscriptions du pays (Howe 2010).

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Perspectives d'avenir

Malgré l'absence d'une évaluation systématique des effets de l'éducation civique sur la participation électorale au Canada et dans d'autres démocraties établies, les recherches disponibles donnent à penser que l'éducation civique en classe a une incidence positive sur les variables associées à la participation électorale. En plus d'augmenter les connaissances politiques et l'intérêt pour la politique, l'éducation civique peut influencer positivement les attitudes et les valeurs associées au vote et à l'intention de voter. De plus, les recherches en disent long sur la façon dont nous dispensons l'éducation civique, ainsi que sur les méthodes et les approches qui s'avèrent les plus efficaces. Parmi celles-ci figurent l'apprentissage expérientiel, la prise en compte des connaissances préalables, la formation des éducateurs, les sorties éducatives et les visites de politiciens dans les classes. Bien qu'il y ait différentes façons d'encourager les jeunes à voter, l'éducation civique, basée sur une approche appropriée, demeure une option stratégique essentielle afin d'encourager la participation démocratique et de préparer les jeunes à assumer leur rôle de citoyen.

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Bibliographie

Bachner, Jennifer, « From Classroom to Voting Booth: The Effect of Civic Education on Turnout », communication à la réunion annuelle de la Southern Political Science Association, Nouvelle-Orléans, LA, 2011.

Blais, André et Peter Loewen, Participation électorale des jeunes au Canada, Documents de travail d'Élections Canada, 2011. www.elections.ca/res/rec/part/youeng/youth_electoral_engagement_f.pdf.

Chareka, Ottilia et Alan Sears, « Civic Duty: Young People's Conceptions of Voting as a Means of Political Participation », dans Revue canadienne de l'éducation 29, 2 (2006), p. 521-540.

Claes, Ellen et Marc Hooghe, « Citizenship Education and Political Interest: Is there a Connection? », dans Murray Print et Henry Milner (dir.), Civic Education and Youth Political Participation, Rotterdam, Sense Publishers, 2009, p. 85-99.

Claes, Ellen, Dietlind Stolle et Marc Hooghe, « Socializing New Citizens », communication à la réunion annuelle Teaching and Learning Conference of the American Political Science Association, Charlotte, NC, février 2007.

Gidengil, Elisabeth et coll., « La sourde oreille : Les jeunes adultes et les enjeux électoraux », dans Perspectives électorales 7, 1 (2005), p. 6-11.

Howe, Paul, Citizens Adrift: The Democratic Disengagement of Young Canadians, Vancouver, UBC Press, 2010.

Kahne, Joseph, Bernadette Chi et Ellen Middaugh, « Building Social Capital for Civic and Political Engagement », dans Revue canadienne de l'éducation 29, 2 (2006), p. 387-409.

Langston, Kenneth P. et M. Kent Jennings, « Political Socialization and the High School Civic Curriculum in the United States », dans American Political Science Review 62 (1968), p. 862-867.

McDevitt, Michael, et Spiro Kiousis, « Experiments in Political Socialization: Kids Voting USA as a Model for Civic Education Reform », dans Circle Working Paper 49, août 2006. www.civicyouth.org/PopUps/WorkingPapers/WP49McDevitt.pdf

Milner, Henry, Civic Literacy: How Informed Citizens Make Democracy Work, Hanover, University Press of New England, 2002.

–––, « Civics, Ontario Style: Why Did Ontario's Civic Education Program Fail to Reduce the Democratic Deficit? », dans Inroads 25 (2009), p. 106-113.

–––, The Internet Generation, Medford, Tufts University Press, 2010.

Milner, Henry, Chi Nguyen et Frances Boylston, « A World Pattern for Civic Education: From the IEA Civic Education Study to the IDEA CIVICED Database Project », dans Murray Print et Henry Milner (dir.), Civic Education and Youth Political Participation, Rotterdam, Sense Publishers, 2009, p. 103-121.

Niemi, Richard G. et Jane Junn, Civic Education. What Makes Students Learn. New Haven et Londres, Yale University Press, 1998.

Pasek, Josh et coll., « Schools as Incubators of Democratic Participation: Building Long-Term Political Efficacy with Civic Education », Applied Developmental Science 12, 1 (2008), p. 26-37.

Print, Murray, Henry Milner et Chi Nguyen, « Introduction », dans Murray Print et Henry Milner (dir.), Civic Education and Youth Political Participation, Rotterdam, Sense Publishers, 2009.

Schulz, Wolfram et coll., Initial Findings from the IEA International Civic and Citizenship Education Study, Amsterdam, Association internationale pour l'évaluation du rendement scolaire, 2010.

Sears, Alan, « Children's Understandings of Democratic Participation: Lessons for Civic Education », dans Murray Print et Henry Milner (dir.), Civic Education and Youth Political Participation, Rotterdam, Sense Publishers, 2009, p. 143-158.

The Strategic Counsel, Sondage auprès des électeurs suite à la 40e élection générale : Rapport présenté à Élections Canada, mars 2009. www.elections.ca/res/rec/eval/40eval/evaluation_f.pdf.

Torney-Purta, Judith et coll., Citizenship and Education in Twenty-eight Countries: Civic Knowledge and Engagement at Age Fourteen, Amsterdam, IEA, 2001.

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Notes

Note 1 L'enquête a été menée en 2005-2006 auprès de 3 334 participants âgés de 16 et 17 ans étudiant dans 81 écoles de sept villes jumelées du Québec et de l'Ontario.

Note 2 L'analyse de Bachner se fonde sur deux études longitudinales sur l'éducation nationale : une première enquête menée en 1988 auprès d'un échantillon national représentatif d'élèves de huitième année venant de 1 052 écoles publiques et privées, et des sondages subséquents menés aux printemps de 1990, 1992, 1994 et 2000 auprès d'un sous-ensemble aléatoire de l'échantillon original; une deuxième enquête menée en 2002 auprès d'un échantillon national représentatif d'élèves de deuxième année du secondaire, ainsi que des sondages de suivi en 2004 et en 2006.

Note 3 Kids Voting USA est un organisme semblable à Vote étudiant au Canada, qui organise des élections parallèles coïncidant avec les élections officielles pour les élèves n'ayant pas l'âge de voter.

Note 4 L'étude faisait appel à un groupe témoin, et des entrevues ont été menées auprès de paires d'élèves et de parents en 2002, en 2003 et en 2004 (au total, 187 paires d'élèves-parents ont participé à la dernière série d'entrevues).

Note 5 Après l'élection présidentielle de 2004, les chercheurs ont recontacté les élèves qui avaient participé au programme pendant un ou deux semestres ainsi que ceux (n = 360) qui avaient fait partie des groupes témoins (n = 186).

Note 6 L'étude reposait sur un modèle quasi-expérimental dans le cadre duquel des sondages étaient menés avant et après la participation au programme. Au total, 231 élèves de cinq écoles secondaires ont participé à l'étude, y compris les 154 élèves ayant participé au programme CityWorks.

Note 7 Bien que tous les renseignements sur le pays n'aient pas été compilés, une quantité importante de données est actuellement disponible sur le site Web http://civiced.idea.int/ (en anglais seulement).

Note 8 L'éducation civique est aussi obligatoire en France et en Grande-Bretagne. Cependant, aucun des deux pays n'a évalué les effets du programme sur les valeurs, les attitudes et l'intention de voter des jeunes.

Note 9 L'échantillon de l'étude comprenait 4 636 personnes. On demandait aux élèves si, une fois admissibles, ils voteraient à une élection fédérale, même s'ils n'étaient pas obligés. (Le vote est obligatoire en Australie.)

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